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À Rimouski, les experts expliquent cet engouement par le fait que les citoyens passent beaucoup plus de temps à la maison.

La directrice générale du Centre de services animaliers de Rimouski, Anick Côté, évoque la volonté d’aider.

On a fait un appel à la population pour venir adopter le plus d’animaux possibles qui sont présents au centre. Les citoyens ont bien répondu : on est passé à près de 40 chats à l’adoption et quatre chiens, illustre-t-elle. Maintenant, il nous reste trois chats pour l’adoption et seulement un chien, révèle la directrice générale.

Le besoin d’être en contact avec un animal pourrait aussi pousser davantage les potentiels maîtres d’animaux à se révéler.

C’est l’effet de zoothérapie de l’animal sur l’humain, raconte Janie Boucher, vétérinaire au Centre de services animaliers de Rimouski.

Les gens sont en confinement, ils sont stressés et vivent des incertitudes. C’est certain que la présence de l’animal peut diminuer l’anxiété. Pour ceux qui ont des chiens, ça peut les amener à aller plus à l’extérieur, respirer, penser à autre chose et avoir une bonne dose d’amour.

Présence bénéfique pour les animaux?

La présence d’un animal en ces temps difficiles peut s’avérer bénéfique pour les maîtres. Mais la présence accrue des maîtres l’est-elle tout autant pour les animaux ?

Ça dépend du tempérament, explique la vétérinaire.

D’avoir la famille au complet dans la maison à temps plein avec eux, pour certains animaux, ça va être super positif. En contrepartie, on pense aux vieux chiens, aux vieux chats qui eux, ont besoin de plus de calme, de dormir beaucoup, soutient Janie Boucher.

Inquiétudes post-pandémie

Après la période de confinement, les citoyens seront appelés à retourner au travail. Les animaux nouvellement adoptés vivront donc une première séparation.

Selon la directrice générale du Centre de services animaliers de Rimouski, il suffit de créer une routine de départ pour habituer les animaux à se retrouver seuls à la maison. C’est ce qu’on peut donner comme premier conseil aux gens qui adoptent. Il faut quitter ne serait-ce que des cinq, dix ou encore 15 minutes dans la journée pour habituer l’animal à ce que le propriétaire soit absent, indique Anick Côté.

Les employés du Centre de services animaliers craignent également une augmentation des abandons lorsque la période de confinement sera révolue.

Les propriétaires d’animaux qui vont avoir adopté plus sur un coup de cœur ou coup de tête, qui n’ont pas pensé à tout ce que ça demande d’avoir un animal, soit le temps, les frais et les soins… C’est possible qu’on voie après la crise de la COVID-19 une augmentation des abandons. J’espère que non. J’espère que les gens vont rester fidèles à leur animal, mentionne la vétérinaire.

Votre animal de compagnie peut-il vous transmettre le virus ?

D’après les informations que détient la vétérinaire Janie Boucher, les animaux peuvent être infectés par le coronavirus.

Or, rien n’indique à l’heure actuelle que les animaux peuvent transmettre la COVID-19 aux humains ou à d’autres animaux. Janie Boucher spécifie que ces indications sont appelées à changer alors que la situation évolue.

Elle recommande aux maîtres de chien d’appliquer la distanciation sociale entre les amis à quatre pattes lorsqu’ils se promènent. Il est recommandé également de ne pas laisser des personnes toucher notre chien et de ne pas caresser d’autres animaux.

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